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#5265
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Apropo de Travesti, de pe net adunate si la lume date:
Sorti en France il y a 4 ans, le roman graphique Travesti, d’Edmond Baudoin d’apres un roman de Mircea Cǎrtǎrescu, est enfin publié en version roumaine. A l’occasion de la sortie du livre, co-édité par les éditions Humanitas et Jumatatea Plina, le dessinateur français et l’écrivain roumain se sont retrouvés a Bucarest et sont revenus sur leur rencontre, ce projet et l’importance d’une telle publication dans le paysage éditorial roumain
Tout est parti d’une rencontre, il y a six ans. La littérature roumaine était a l’honneur en France, dans le cadre des Belles étrangeres. Le dessinateur Edmond Baudoin, un précurseur du roman graphique en France, est invité a illustrer une nouvelle du plus célebre écrivain roumain contemporain, Mircea Cǎrtǎrescu. Les deux hommes font connaissance, et une petite voix – celle d’Anamaria Pravicencu, qui avec son association Jumatatea Plina a porté ce projet depuis le début – leur suggere de réitérer cette collaboration a plus grande échelle. Un oui et un da plus tard, Edmond Baudoin se lance dans l’adaptation de Travesti, le premier roman de Cǎrtǎrescu, ou l’écrivain, incarné dans le personnage de Victor, raconte sa jeunesse sombre et tourmentée.
„J’ai choisi le plus petit de ses livres”, s’amuse le dessinateur lorsqu’il lui faut expliquer ce choix. Il lit le livre, une, deux, trois fois, vient en Roumanie, sur les traces de Victor, part retrouver Cǎrtǎrescu, alors en résidence en Allemagne. „On était comme deux enfants, on a passé notre temps a se raconter des histoires”, raconte Baudoin, en jetant un regard amusé a Cǎrtǎrescu. Baudoin s’imbibe du livre et de l’univers de son auteur. Pas pour y coller au plus pres mais pour se l’accaparer et en faire sa matiere premiere. „Mircea m’a dit la meme chose que ce que m’avait dit Le Clézio lorsque j’ai travaillé sur un de ses livres : c’est ton livre!”
Le résultat: une œuvre a part entiere, la fusion poétique, angoissée, fantasmagorique de deux univers. Dans ce roman graphique, se juxtaposent les retranscriptions du roman, les rencontres de Baudoin et Cǎrtǎrescu, le cheminement de Baudoin pour s’approprier l’œuvre et en livrer sa propre lecture.
Tout sourire, quelques minutes apres avoir retrouvé son „grand ami Edmond”, Mircea avoue etre ému de tenir enfin entre ses mains la version roumaine de Travesti, publiée par Humanitas et Jumatatea Plina. D’abord car ce livre „est génial, porteur d’une vision et d’un esprit extraordinaire, et anoblit mon roman”, explique l’écrivain. Mais aussi car cette publication d’un roman graphique est une premiere pour Humanitas (et une initiative rare en Roumanie). „Il faut créer un public pour ce genre de livre, a plaidé Cǎrtǎrescu lors du lancement. Il existe une tradition de la BD chez nous, mais qui s’est essoufflée. Il faut créer un public. Comme Baudoin le prouve, c’est un genre hautement artistique, noble. Et je suis sur que ce livre, comme les autres romans graphiques récemment publiés par des éditeurs courageux va devenir culte.” Baudoin, qui a connu les débuts difficiles du roman graphique en France, il y a 30-40 ans, confirme. „C’est etre pionnier que de publier cela en Roumanie. Mais la culture est toujours une bataille.”
Marion Guyonvarch (http://www.lepetitjournal.com/Bucarest) mercredi 16 novembre 2011
Travesti, d’Edmond Baudoin, en roumain, publié en co-édition par Humanitas et Jumatatea Plina.
http://www.lepetitjournal.com/societe-bucarest/89700-culture-qtravestiq-est-dans-les-librairies.html

Edmond Baudoin: Les lecteurs font leur choix. Et meme pas, ils ne font meme pas leur choix: a tel moment de la vie, on prend cela, a tel moment de l’année, on prend un polar ou un livre de philosophe ou un livre sur comment marche la robinetterie, je n’en sais rien, on a besoin de l’ensemble.
S. Soleille: Dans vos derniers albums, vous parvenez pourtant a vous renouveler. Peau d’âne, par exemple, vous ne l’aviez jamais fait.
E. Baudoin: Non, c’est vrai. Aller vers les enfants, aller vers le conte. Oui, ça, ça me plaît.
S. Soleille: Travesti, c’était nouveau aussi.
E. Baudoin: Oui, aller vers un écrivain, vers quelqu’un d’autre, je le fais aussi. Avec actuellement un écrivain qui s’appelle Bénédicte Heim. Mais on en parlera peut-etre un peu plus tard…
Entretien réalisé le vendredi 10 septembre 2010.
http://par-la-bande.blogspot.com/2010/09/entretien-avec-edmond-baudoin-2eme.html

„…Edmond Baudoin a peur de se répéter. Adapter des textes écrits par d’autres (que ce soit, parmi ses œuvres les plus récentes, Le Marchand d’éponges de Fred Vargas, Peau d’âne de Charles Perrault, Travesti de Mircea Cartarescu) lui permet de se renouveler, en traitant des sujets qui, tout en étant proches des themes qui lui tiennent a cœur, sont différents, ou sont évoqués différemment, de ceux qu’il aborde lorsqu’il écrit lui-meme ses textes.Tu ne mourras pas, d’Edmond Baudoin et Bénédicte Heim (2011)
http://par-la-bande.blogspot.com/2011/06/tu-ne-mourras-pas-dedmond-baudoin-et.html

Edmond Baudoin a accepté de travailler a un roman graphique avec un incontournable écrivain roumain, Mircea Cartarescu. L’Institut français de Bucarest est devenu partenaire du projet. Le résultat final, Travesti, a été publié en France. En Roumanie, l’éditeur de l’œuvre de Cartarescu hésite encore: “ Il n’y a pas un public pour ça “, dit-il. Pourtant cette année, trois ans apres l’édition française, un éditeur local, Editura Art, a eu l’audace de commencer une vraie collection de romans graphiques avec Persepolis de Marjane Satrapi. (http://www.bief.org)
http://franche-sylvanie.over-blog.com/article-lancement-de-la-version-en-bd-du-roman-travesti-de-mircea-cartarescu-dans-le-cadre-du-salon-euro-88827129.html

Pentru a-si prezenta cartea, fac si ei ca si noi: preiau si mai schimba pe aici-pe colo un mic text:

Le nouveau livre d’Edmond Baudoin est un événement. Sa rencontre avec le livre Travesti du roumain Mircea Cartarescu lui a permis de renouveler son approche de la bande dessinée autobiographique. Travesti s’inscrit en effet dans ce genre: Cartarescu y raconte une jeunesse tourmentée, a la limite de la schizophrénie. Mais Baudoin n’effectue pas une simple adaptation de ce texte, il se l’accapare comme matiere premiere. S’il livre sa propre lecture du livre, c’est pour mieux s’y projeter lui-meme. Il alterne donc la retranscription du roman Travesti, avec ses rencontres de l’écrivain Mircea Cartarescu qui s’était lui-meme transposé dans Victor, le personnage de son roman. On a donc ici une sorte d’autobiographie au deuxieme degré, ou les obsessions de Cartarescu résonnent étrangement avec celles de Baudoin: sexe, folie et angoisse sont les ingrédients de cette expérience inédite de transfusion hallucinatoire entre un écrivain et un auteur de bandes dessinées.
http://www.bdnet.com/catalogue_detailbd_Travesti-du-Mircea-Cartarescu-Travesti-de-Mircea-Cartarescu–9782844142467

La rencontre d’Edmond Baudoin avec le livre Travesti de l’écrivain roumain Mircea Cartarescu (publié en France aux editions Austral sous le titre Lulu) lui a permis de renouveler avec la BD autobiographique. Baudoin s’accapare de la matiere premiere de l’ouvrage, la jeunesse tourmentée de Cartarescu, pour y livrer sa propre lecture du livre, donnant une sorte d’autobiographie au deuxieme degré, ou les obsessions de Cartarescu résonnent avec celles de Baudoin: sexe, folie et angoisse sont les ingrédients de cette expérience partagée par un écrivain et un auteur de BD. Avis des libraires Chapitre http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/baudoin-edmond-cartarescu-mircea/travesti,1408676.aspx

La rencontre de l’album d’Edmond Baudoin avec le livre ‘Travesti’ de l’écrivain roumain Mircea Cartarescu (publié en France aux ed. Austral sous le titre ‘Lulu’) lui a permis de renouveller son approche de la bande dessinée autobiographique. Dans ‘Travesti’, Cartarescu raconte une jeunesse tourmentée, a la limite de la schizophrénie; mais Baudoin n’effectue pas une simple adaptation de ce texte. Il se l’accapare comme matiere premiere, et s’il livre sa propre lecture du livre, c’est également pour mieux s’y projeter lui-meme. Il alterne donc la retranscription du roman ‘Travesti’, avec ses rencontres de l’écrivain Mircea Cartarescu qui lui-meme s’était transposé dans Victor, le personnage de son roman. On a donc ici une sorte d’autobiographie au deuxieme degré, ou les obsessions de Cartarescu résonnent avec celles de Baudoin: sexe, folie et angoisse sont les ingrédients de cette expérience de transfusion hallucinatoire entre un écrivain et un auteur de bandes dessinées.Resume du livre
http://www.evene.fr/livres/livre/edmond-baudoin-travesti-30064.php
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