Re: Le Monde

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_Maxim_Maxim
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Le nouveau Bilal, Animal’z, organique et vivant
C’est peu dire qu’Enki Bilal a pris une dimension singuliere dans le monde de l’art en France depuis quelques années. Chaque sortie de nouveauté est au moins l’assurance d’une expérience forte, esthétiquement originale, ou son trait si reconnaissable, froid et intense, ses couleurs habilement contrastées, assurent au lecteur un voyage unique.
Nu e de ajuns sa spui ca Enki Bilal a capatat o dimensiune singulara in lumea artistica franceza in ultimii ani. Fiecare aparitie a sa este cel putin siguranta unei experiente puternice, estetic orginale, in care recunoastem linia lui rece si intensa, culorile contrastate cu abilitate,
care-i asigura cititorului o calatorie unica.

Deux ans apres la conclusion de sa tetralogie du Monstre, ou son dessin s’était allié au collage, a la photo, et a une expérimentation formelle exigeante, Bilal revient avec un album, Animal’z, ou il déploie ses qualités d’illustrateur animalier. Peu de couleurs ici, le bleu le dispute au noir et au gris, et le rouge point pour souligner l’envie de vivre des etres et personnages. Le propos tient de l’augure, il annonce un futur douloureux, ou l’homme est appelé a muter pour survivre dans un environnement toujours plus appauvri en ressources naturelles et dégradé par l’impact de l’activité humaine.
La doi ani de la inchiderea tetralogiei Monstrului, unde desenul a insotit colajul, fotografia si o experimentare formala exigenta, Bilal revine cu un album, Animal’z, unde isi desfasoara calitatile de ilustrator animalier. Putin culori aici, albastrul se confrunta cu negrul si griul, iar rosul subliniaza pofta de a trai a fiintelor si personajelor. Este poveste augurala, anuntare unui viitor dureros, cand omul este determinat sa se schimbe pentru a supravietui intr-un mediu tot mai saracit de resurse naturale si degradat de impactul activitatii umane.

Pour l’occasion, Bilal démontre si besoin qu’il est un formidable illustrateur animalier. Ses créatures et animaux évoluent toujours dans un univers ethéré, ou les infimes craquelures et les lambeaux de fumées conferent aux peaux, aux pierres, aux matieres une réalité fantasmagorique qui fait vraiment la marque de son dessin. Le mouvement est particulierement bien rendu et le peu d’effets de couleurs rend les etres compacts, bruts, et sert le propos de l’artiste.
Cu aceasta ocazie, Bilal demonstreaza, daca mai era nevoie, ca este un formidabil desenator animalier. Creaturile si animalele sale evolueaza mereu intr-un univers eterat, in care fisurile infime si fuioarele de fum confera peilor, pietrelor, materiilor o realitate fantasmagorica, aceasta fiind o marca a desenului sau. Miscarea este indeobste bine redata si putinele efecte cromatice face ca fiintele sa fie mai compacte, brute, si servesc demersului artistului.

Avec Animal’z, Bilal confirme son statut d’artiste visionnaire, et surtout il nous offre un album remarquable, qui doit etre apprécié pour lui-meme. Personnellement, je n’aime pas toutes les “périodes” de Bilal, mais je le trouve généralement excellent lorsqu’il se met, comme ici, a explorer des futurs hallucinés et crédibles, bien que terrifiants.
Cu Animal’z, Bilal confirma statutul sau de artist vizionar si mai ales el ne ofera un album remarcabil, care trebuie sa fie apreciat in sine. Personal, nu-mi plac toate „perioadele” lui Bilal, dar il gasesc in general excelent atunci cand se pune, precum aici, sa exploreze viitorurile halucinate si credubile, desi terifiante.

Le nouveau Bilal, Animal’z, organique et vivant