Re: Lewis Trondheim: „Je suis un mutant”

Acasă Discuții Diverse Lumea BD – Corespondente Re: Lewis Trondheim: „Je suis un mutant”

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_Maxim_Maxim
Participant

A Trudit acest Lewis fara Carroll la un muraton de felul Bandanei Insemnate de 24 ori din 24 oare?
La Dijon se mai origamizeaza si anul asta BD24h? Imi sare moutardul daca nu-mi repunzi raspede!
Suntem in perceptie.

Mai informa-ne!

Le president du jury vient tout juste de terminer les 24 heures de la bande dessinée. Il raconte.

Vous venez de réaliser avec 23 autres auteurs une bande dessinée de 24 pages en 24 heures. Une sacrée gageure…
Oui, c’est épuisant, mais tres stimulant. Parce que ce n’est pas une compétition avec un prix a la clé, mais un défi qu’on se lance a soi-meme. Et j’aime bien les defis. Je suis un mutant et je ne contrôle pas mes désirs…

Qui a eu l’idée de cette performance ?
C’est un concept de Scott McCloud*, l’auteur américain de la bande dessinée L’Art invisible, et je m’en suis inspiré

Comment, ou et dans quelles conditions s’est déroulée cette performance?
D’abord, il y avait un theme imposé: la premiere case devait etre une boule de neige et la derniere aussi. Nous avons travaillé dans une tres bonne ambiance, du mardi 23 a 15 heures au mercredi 24 a 15 heures, a la Maison des auteurs. On a beaucoup rigolé par moments, a d’autres, c’était tres studieux.

Est-ce que tous les participants ont relevé le défi ? Certains ont un dessin tres fouillé alors que d’autres sont beaucoup plus „jetés”
Le dernier a terminé 50 secondes avant la fin ! Cela dit, tous les auteurs présents travaillent la bande dessinée comme une écriture. Certains ont un dessin plus léché, utilisent la couleur, d’autres pas… Mais chacun a travaillé a son rythme. En ce qui me concerne, j’ai pu dormir pendant sept heures.

Allez-vous éditer ces bandes dessinées ?
Je ne sais pas, je ne les ai pas encore toutes vues. Mais si elles constituent une ensemble cohérent, pourquoi pas ?

Apropo, se aude ca ar fi ultima editie a Festivalului de la Angouleme!
Aujourd’hui, alors que s’ouvre la 34e réunion des „bédéphiles”, nombreux sont les cassandres prétendant qu’il s’agirait de sa derniere édition.

BIEN que non fondée, la rumeur court: le festival de bande dessinée d’Angouleme fermerait l’année prochaine. Ces bruits témoignent toutefois de l’inquiétude du milieu, face a un événement en constante évolution. L’édition 2006 avait été genée par la neige et d’importants travaux au coeur de la ville, sans oublier le brusque licenciement du directeur du Festival. Alors cette année, les professionnels (auteurs et éditeurs) tiennent a ce que „leur” Festival soit a la hauteur de leurs attentes. „Angouleme reste incontournable, souligne Claude de Saint-Vincent, PDG du groupe Dargaud. Cependant un changement de taille va s’opérer. Le „pôle éditeurs” va etre excentré a trois kilometres, au-dela de la Charente. Or depuis ­33 ans, les festivaliers ont l’habitude de venir en ville, notamment sous les chapiteaux du Champ-de-Mars. Cette année, la suite des travaux d’aménagement urbain a modifié la géographie. On ne peut que s’interroger sur les conséquences. Nous serons attentifs a ce qui va se passer durant ces quatre jours de liesse, ou traditionnellement l’envahissement par la BD de la ville était un des charmes du Festival.”

Lewis Trondheim, président d’honneur, reconnaît lui aussi que ” tout cela s’est fait un peu en catastrophe. Le budget a été bouclé début novembre, et l’organisation a généré quelques imprécisions. N’empeche: le programme de cette édition est tres alléchant. Entre les expositions consacrées a Hergé, Kid Paddle, l’Exposition universelle, les „concerts de dessin”, ou les „24 heures de la BD”, on risque de bien s’amuser!” Le maire Philippe Mottet (UMP) ne dit pas autre chose: „Bien sur, toute évolution génere des inquiétudes. Et la création du „pôle éditeurs” a Montauzier sur plus d’un hectare constitue une premiere. Mais la manifestation avait fini par „craquer” sous ses bulles! Les turbulences de l’an dernier ont été surmontées, je crois. Et le programme excitant et varié de cette édition, sous la direction artistique de Benoît Mouchard, prouve que le rendez-vous continue d’avoir une âme. Si d’aventure, les 12 000 m2 du „pôle éditeurs” ne rencontrent pas le succes, il sera toujours temps d’en rediscuter. Je ne suis pas buté. J’ai surtout conscience qu’Angouleme est l’un des trois plus grands festivals culturels français, apres Cannes et Avignon”

Au Centre de la bande dessinée et de l’image (CNBDI), Jean Mardikian (cofondateur de la manifestation en 1974) observe que: „Cette édition sera sans doute charniere. L’extension, reliée par des navettes gratuites toutes les sept minutes, est expérimentale. Cela me rappelle la migration du Salon du livre de Paris, en 1992, du Grand Palais vers le Parc des Expositions, Porte de Versailles. Elle ne s’était pas faite facilement mais aujourd’hui, elle ne pose plus de probleme. En fait, Angouleme vit une crise de croissance!” Le directeur artistique du Festival Benoît Mouchard avoue, lui, avoir souffert des critiques concernant les petits ratés. „J’ai essayé de faire le plus beau festival de BD qui soit. Plus de mille auteurs sont présents, environ 700 journalistes du monde entier couvrent l’événement. Angouleme est un phénomene unique. Alors, quand on colporte l’idée que le Festival vit ces derniers instants, cela me met en colere.”i]

http://www.bdangouleme.com/


*DARIZ a propus un 24/24 la Caracal, la salon, in Aprilie. Nu zic NU, ba chiar zic DA!